| 52 (juin) avant J.-C.
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Jules César franchit un pont en bois reconstruit par ses troupes sur l’Allier (Elaver) au niveau de Vichy (supposé derrière le Palais des parcs actuel) au retour (3 jours après) de la bataille de Gergovie (Clermont-Ferrand), fin juin de l’an 52 avant Jésus-Christ.
Vercingétorix (27 ans) se constitue prisonnier après la défaite à Alésia le 26 septembre. Il meurt étranglé six ans plus tard dans sa prison à Rome en 46 avant Jésus-Christ., le soir même du triomphe de César. Les Vichyssois d’alors sont un métissage des trois peuplades voisines : les Arvernes au sud, les Boïens au nord-ouest (Bourges) et les Éduens au nord-est (Bibracte). |
| Origine du nom | L’étymologie du nom Vichy est controversée, avec au moins 4 hypothèses :
1. Origine celtique (Vertu des eaux) avec Wich (vertu, ou Gwich) et y (eau). 2. Vicus calidus des Romains (avec déformation ultérieure de Vicus). 3. Nom gallo-romain de Vipiacus (domaine de Vipius), évoluant phonétiquement au Moyen-âge en Vichiacus, puis Vichy. 4. Pluriel latin Vici désignant un groupe de villages : le « c » se prononçant ensuite ch et le « y » correspondant à une pratique écrite remplaçant un i final par un y. |
| Ier et IIe siècle | Les Romains et gallo-romains ont fréquenté les bains de Vichy en utilisant trois sources « naturelles » : Chomel (43°), Lucas (27°) et Hôpital (34°) dont le captage romain a été découvert seulement en 1942. Ces eaux bicarbonatées sodiques sont d’une richesse extraordinaire en oligo-éléments : une quarantaine, avec 3 à 7 grammes de sels minéraux par litre !
Les archéologues, confortés par les études de l’historien Pascal Chambriard, semblent aujourd’hui s’accorder sur une origine « pluviale et superficielle » des eaux de Vichy : pénétration dans la chaîne des Puys, parcours sous-terrain entre 3 et 4 kilomètres de profondeur, remontée à la surface du sol dans le bassin de Vichy « don de la nature ». Plus les eaux descendent profondément sous terre, plus elles seront chaudes à l’émergence (des 22° aux Célestins aux 74°à la source Antoine). La théorie des eaux profondes (les eaux de Vichy provenant des profondeurs du centre de la terre au bénéfice de failles), dominante au XIXe siècle avec Henri Lecoq, est abandonnée, jugée erronée. A ces sources dites « naturelles », s’ajouteront ensuite les « sources forées ». Elles sont issues de « forages » effectués avec un matériel surnommé « la chèvre » et des colonnes (ou « tubes ») enfoncées à la faible profondeur (30 à 50 mètres) pour forcer l’immersion des eaux contrariée par des roches imperméables ou trop dures. Vichy correspond aux « Aquis Calidis » (eaux chaudes), mentionnées sur la Table de Peutinger, du nom de Konrad Peutinger, son possesseur en 1508, humaniste allemand d’Augsbourg mort en 1547. Cette carte du XVIe siècle est une recopie médiévale de cartes datant du IIIe ou du IVe siècle de notre ère. De nombreux vestiges (outils ménagers, monnaies, statuettes, bijoux, argiles, etc.) attestent de la présence de la civilisation romaine à cette époque avec des ateliers de céramique. Vichy est alors un important centre de céramique, avec Saint-Rémy-en-Rollat. On n’a pas pu retrouver les fondations des vrais thermes, sans doute enfouis sous l’ancien parc des sources de 1812. Il est sûr que Vichy n’a jamais eu d’amphithéâtre. Vichy (Aquis ou Vicus Calidis) était située, à l’époque gallo-romaine, sur les deux voies reliant Nevers (Nebernum) par le long de l’Allier et Autun (Augustodunum) par Digoin à Clermont-Ferrand (Augustonemetum), se rejoignant préalablement à Vorogio (Varennes-sur-Allier). Dans la bourgade, elle entrait par deux voies autour desquelles se trouvaient les habitations : 1. Voie principale décumane : allant en ligne droite de la gare SNCF d’aujourd’hui aux thermes Callou, par une rue entre l’avenue Victoria et les rues de Paris-Lucas. 2. Voie cardiale nord-sud : entre la place PV Léger et le pont de Bellerive, par les actuelles rues Jean-Jaurès, Georges-Clemenceau et Aristide-Briand. Vichy est un port sur l’Allier (au niveau de l’actuel bar Albert 1er), servant au transport des céramiques et des marchandises vers la Loire. Les Seigneurs de Vichy percevront au Moyen Age des droits et le trafic sera important jusqu’au XVIIIe siècle. |
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Depuis la conquête romaine, Vichy est situé, grâce à son pont sur l’Allier, sur la grande voie Lyon-Clermont (par Serbannes) qui passe aussi par Roanne et Varennes.
La Borne itinéraire des empereurs Philippes, trouvée en 1880 rue Callou, indique que : |
| 450 | Une chronique prétend que Saint-Martin, évêque de Tours, aurait fondé une première abbaye au Moûtier, détruite plus tard par des invasions. |
| 870 | Les moines bénédictins de Saint-Alyre (Clermont) fondent, au Moûtier (site des actuels Thermes Callou), un monastère entouré d’un cimetière et de l’église Sainte Croix. |
| 1065 | Les « Seigneurs de Vichy » (Théodebert) possèdent un domaine qui s’étend de Vichy à Busset et des fiefs jusqu’à Arfeuilles, Jenzat et Saint-Pourçain (Cesset).
C’est le début du « Vichy féodal » qui fait suite à une dizaine de siècles de sommeil sur laquelle on ne sait pratiquement rien. |
| 1150 | L’église romane Saint-Christophe est construite sur l’emplacement de l’ancienne église Sainte Croix, détruite au X° siècle. Une chapelle Saint-Etienne, dépendante de Saint-Christophe, sera plus tard édifiée au quartier de Ballore (actuelle place de la liberté). Saint-Christophe sera la seule l’église paroissiale de Vichy jusqu’en 1794. |
| 1248 | Dalmas de Vichy, seigneur de Vichy, accompagne Saint-Louis à la septième croisade où il remporte une retentissante victoire sur la cavalerie du sultan. |
| 1344 (2 septembre) | Vichy devient bourbonnais : le duc Pierre Ier de Bourbon rachète la Châtellenie de Vichy (qui dépendait jusqu’alors de l’Auvergne) au seigneur de Vichy Jean II, en échange de la Châtellenie de Jenzat. |
| 1345 | Philippe VI de Valois crée à Vichy un Grenier à sel qui fonctionnera jusqu’en 1789. |
| 1356 | Louis II, né en 1337, devient duc de Bourbon en 1356, à l’âge de 19 ans, à la mort de son père Pierre 1er tué à la bataille de Poitiers, gagnée par le prince noir. |
| 1367 (jour de l’an) | Louis II de Bourbon fonde l’Ordre de l’écu d’or, au retour de sept ans de captivité en Angleterre. Sa devise Allen (« tous ensemble ») sera reprise par Valery Larbaud comme titre de son livre qui fait en 1927 l’éloge de Vichy et du pays Bourbonnais. |
| 1372 (3 mars) | L’évêque de Clermont autorise Guillaume de Hames à construire une chapelle Saint-Nicolas au bas de la place Sévigné. On ignore si elle a réellement existé ? |
| 1374 (6 décembre) | Louis II, duc de Bourbon surnommé «le bon duc», né en 1337 (son grand-père était le petit-fils du roi Saint Louis), rachète le petit château de Vichy, au cœur de la ville fortifiée. Vichy est définitivement rattachée au Bourbonnais. On ignore la date précise de la construction de la Chapelle Saint-Michel du château qui deviendra la nef de l’ancienne église Saint-Blaise. |
| 1388 | Louis II de Bourbon, lance la construction de remparts autour du château qui abrite une chapelle Saint-Michel (partie toujours existante de l’ancienne église Saint-Blaise). |
| 1410 (avril) | Louis II fonde le couvent des Célestins, pour un prieur et douze religieux Célestins.
Sa lettre patente, « donnée à Moulins au mois d’avril l’an de grâce 1410 » (sans précision de jour), indique les offices à réaliser les rentes perçues pour le fonctionnent. Louis II meurt le 19 août 1410 à 73 ans. Son épouse Anne d’Auvergne achève la construction en 1414. Le couvent sera supprimé en 1777 et détruit en 1794. Un Comité « Louis II de Bourbon » a été fondé en 2008 pour fêter en 2010 le 6ecentenaire de la mort du « Bon duc ». De nombreuses manifestations ont été organisées en 2010 sur les trois sites de Moulins, Montluçon (où il est mort) et Vichy. |
| 1440 | Achèvement du château de Vichy (assez petit) au sein des remparts du Vieux-Vichy qui, depuis 1388, encerclent 4 hectares sur un pourtour de 800 mètres.
Les fortifications englobaient le château, sa chapelle (partie ancienne de Saint-Blaise) et la tour de l’horloge (effondrée en 1987). Les remparts côté Allier (fluctuante) étaient en retrait d’une bonne trentaine de mètres par rapport à l’actuel boulevard J-F Kennedy. Les fortifications comprenaient quatre tours de défense : – Tour du Gros boulet : face à l’actuelle source de l’hôpital (détruite vers 1830) Cinq portes (ou poternes) permettaient l’accès à l’intérieur des fortifications : – Porte de France (dernière détruite, en février 1848) : à côté de la tour du Gros boulet Le couvent des Célestins est situé à l’extérieur des murailles. |
| 1440 (17 juillet) | Charles VII menace d’attaquer et de piller Vichy si elle ne lui ouvre pas ses portes lors de son arrivée depuis Clermont. Après acceptation, il épargne Vichy et se rend Cusset où don fils, le dauphin, futur Louis XI (il n’a que 17 ans), se soumet à son autorité. C’est la fin de la guerre de La Praguerie, rébellion du Dauphin soutenu par des nobles dont le Duc Charles Ier de Bourbon qui est aussi pardonné. |
| 1523 (6 septembre) | C’est la trahison du connétable Charles III de Bourbon qui s’allie à Charles Quint contre François Ier. La raison en est la prétention de Louise de Savoie, mère de François 1er, à hériter du Duché du Bourbonnais, après le décès en 1521 de sa femme Suzanne sans postérité (elle meurt en accouchant de deux jumeaux qui ne survivent pas). Car Suzanne, fille de Pierre II de Beaujeu et d’Anne de France (elle-même fille de Louis XI et régente du royaume de 1483 à 1491 jusqu’à la majorité de Charles VIII), était la cousine germaine de Louise de Savoie. |
| 1525 (25 février) | Le maréchal Jacques II de Chabannes, petit-fils du compagnon de Jeanne d’Arc, Jacques Ier qui a acheté la château de La Palice en 1431 et gagné la bataille de Castillon (mettant fin à la guerre de Cent Ans le 17 juillet 1453), est tué à la bataille de Pavie, à l’âge de 53 ans. La chanson « S’il n’était pas mort, il ferait encore envie » (détournée : « il serait en vie ») est à l’origine des fameuses « Vérités de Lapalisse ». |
| 1527 (6 mai) | Le connétable Charles III de Bourbon est tué au sac de Rome.
En représailles de sa trahison et en l’absence d’enfant, François Ier confisque le Duché du Bourbonnais au profit de sa mère, Louise de Savoie, estimée héritière. |
| 1531 | Le Chastel-Franc – à prononcer Castel, sans le H – ou « Maison du Bailliage » est occupé, 3 rue Verrier, par le prêtre Antoine Gravier. En 1531, il est soit l’ancienne résidence du bailli (le baillage de Vichy aurait été créé en 1259 par Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis), soit construit à son ancien emplacement. Ce bâtiment à tourelle sert de mairie à la ville de Vichy de novembre 1801 à novembre 1822.
Racheté à Marie Vigier en 1826 par Alexandre-Joseph Gravier du Monsseaux, il est restauré en 1887 par son fils Charles-Alexandre Gravier du Monsseaux qui avait été le premier chef de gare de Vichy en 1862 et qui meurt le 29 novembre 1928 à presque 102 ans (né le 1er janvier 1827). Le Chastel-Franc devient musée de la Compagniefermière pendant 47 ans, d’août 1937 à 1984. La tourelle avec son escalier est inscrite Monument historique depuis le 28 décembre 1926. |
| 1531 (22 septembre) | A la mort de la Reine-mère Louise de Savoie, le Bourbonnais (donc Vichy) est directement et définitivement annexé à la couronne par François Ier. Le Bourbonnais perd son indépendance et devient une province du Royaume. Ceci explique le fait que les sources de Vichy soient désormais propriété de l’État. |
| 1566 (26 mars) | Charles IX et sa mère Marie de Médicis passent la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mars 1566 au couvent des Célestins, lors d’une longue tournée de propagande en province. Ils déclencheront le massacre de la Saint-Barthélemy six ans plus tard, le 24 août 1572. |
| 1568 (5 janvier) | Bataille de Cognat : les 4.000 protestants, qui ont pillé Vichy la veille, battent les catholiques à Cognat-Lyonne dont le château est détruit (à six kilomètres de Vichy). Les combats se sont même étendus jusqu’à Saint-Pont et Broût-Vernet. Le chef protestant François Poncenat est tué le soir même, par erreur, par un de ses soldats. |
| 1569 | Nicolas de Nicolay (1517-1583), géographe du roi Charles IX, présente la première description connue de Vichy, avec dessin, dans son fameux ouvrage « Générale description des pays et duchés du Bourbonnais ». L’ouvrage ne sera connu que trois siècles plus tard en 1865 lors de sa publication par l’éditeur Desrosiers de Moulins. |
| 1594 | Fin des guerres de religion au cours desquelles Vichy fut assiégée, prise et dévastée (dont le couvent des Célestins) de nombreuses fois (notamment en 1568 par Poncenat, en 1576 par le prince de Condé et en 1590 par le marquis d’Urfé), aussi bien donc par les protestants que par les catholiques. |
| 1605 (26 mai) | Un édit d’Henri IV relance le thermalisme en créant une « Surintendance des eaux ».
Paradoxe pour ce descendant de saint Louis (par son fils Robert qui a épousé une Bourbon) qui passait pour ne point se laver et sentir mauvais ! Cette Surintendance « des bains et fontaines minérales de notre royaume » (titre exact dans l’édit, enregistré le 17 juin) est confiée nommément au docteur La Rivière, premier médecin du roi, épaulé par des intendants provinciaux. L’intendant des eaux pour le centre de la France couvre alors à la fois : le Bourbonnais (dont Vichy), l’Auvergne et le Forez. Louis XIII sera un familier de Forges-les-Eaux. |
| 1630 | La Maison du Roy, édifiée sous Louis XIII, est le premier établissement thermal.
Cette date de 1630, reprise dans les guides, est néanmoins incertaine puisque le grand historien de Vichy Antonin Mallat estime prudemment sa création entre 1618 et 1636 ! Ce « logis » est une petite bicoque (13 m x 7 m), qui ne possédait qu’un rez-de-chaussée et des combles. Elle était isolée au milieu d’une place qui correspond aujourd’hui au Hall des sources de 1903. Elle ne dispose que de quelques baignoires, les eaux étant prises en buvettes à l’extérieur. La Maison du Roy sera agrandie d’un étage en 1729 et d’une galerie dite Janson en 1787. Elle sera l’unique établissement thermal de Vichy pendant 200 ans : Madame de Sévigné, Mesdames et la duchesse d’Angoulême y feront leurs cures. |
| 1636 | Claude Mareschal publie le premier ouvrage scientifique consacré aux eaux de Vichy : « Physiologie des eaux de Vichy en Bourbonnais » (réédité dès 1642). Le docteur moulinois Jean Banc avait publié en 1605 un traité général sur les eaux. |
| 1638 (9 mai) | Installation du Couvent des Capucins (le 2e de Vichy, en plus des Célestins)
Le couvent est établi dans le Logis de la Roze donné le 2 septembre 1637 par dame Péronelle Bouchand (veuve de François Gravier) aux Capucins de Cusset (en place depuis le 3 mai 1615). Le bâtiment, reconstruit avec une chapelle Saint-Joseph, est inauguré le 8 mai 1651. Le couvent sera désaffecté à la Révolution et liquidé le 28 mai 1791. Le couvent sera détruit en 1855 (le 28 octobre 1855, il ne reste que la chapelle) pour la construction de l’Établissement thermal de 2e classe par Charles Badger ouvert en 1858 (date inscrite sur le fronton de la « Galerie Napoléon », son dernier vestige). |
| 1638 (11 octobre) | Baptême de la grosse cloche, appelée Saint-Christophe, de la Tour. Cette cloche existe toujours, entreposée sur le parc des ateliers techniques de la ville de Vichy, situés à côté du cimetière des Bartins. |
| 1669 | Aucun pont n’existe entre Vichy et Bellerive pendant 163 ans, jusqu’au 13 juin 1832 ! Le passage de l’Allier était assuré par des services de bac privés, sur concession. Le pont suspendu construit en 1832 sera détruit par une crue en 1866. |
| 1684 | Claude Fouet, né à Vichy en 1645, est nommé 1er intendant des eaux de Vichy par Louis XIV. Décédé le 26 novembre 1715 à 79 ans, il est inhumé à l’église Saint-Blaise. |
| 1676 (mai-juin)
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1re cure de la Marquise de Sévigné à Vichy (5 semaines du 17 mai au 27 juin)
Veuve dès l’âge de 26 ans (son mari est tué en duel), elle n’a alors que 50 ans. |
| 1677 (septembre) | Madame de Sévigné fait sa deuxième (et dernière) cure à Vichy, du 3 au 25 septembre : elle écrit dix lettres de Vichy. La Marquise va créer la notoriété de Vichy à la Cour, avec sa fameuse formule : « Personne ne s’est si bien trouvée de Vichy que moi ». |
| 1696 (16 mars) | Louis XIV crée, par lettre patente, le premier Hospice civil de Vichy.
Situé au même emplacement qu’un petit Hôtel-Dieu datant de 1485 au moins (place Sévigné actuelle), son fronton porte comme inscription : « Hôpital des pauvres ». Cet hôpital sera abandonné en 1753 à l’ouverture de l’Hôpital civil (non encore complètement achevé), plus vaste (70 lits) et confortable, place Rosalie. |
| 1696 (17 mai) | Décès à Vichy, à l’âge de 76 ans (né en 1620), du docteur Antoine D’AQUIN qui a été, une vingtaine d’années du 18 avril 1672 au 2 novembre 1693, le premier médecin du roi Louis XIV. Il avait succédé à Antoine Vallot (dont il avait épousé la nièce) et sera remplacé, disgracié du fait de Mme de Maintenon, par son rival Fagon (1638-1718). Antoine d’Aquin était le prototype du médecin à la Molière… |
| 1714 | La petite église Saint-Blaise est achevée en complément à l’ancienne chapelle Saint-Michel du château de Vichy. Lancée en 1672 par l’abbé Claude Mareschal, curé de Saint-Christophe, la construction est achevée par son neveu, l’abbé Joseph Mareschal qui y est enterré à son décès le 15 juillet 1725. Sa dalle funéraire, toujours présente, est classée Monument historique (CL) le 30 août 1924. |
| 1716 (8 février) | Jacques-François CHOMEL est nommé médecin intendant des eaux de Vichy. Il fait agrandir la petite Maison du roi : un étage supplémentaire est construit en 1729. Chomel règne 23 ans sur le thermalisme. Il se retire en 1739 et ne décède qu’en 1756. Il n’existe aucun portrait de Chomel dont le nom a été donné à une source de Vichy ! |
| 1716 (23 mars)
« Le sou |
Le « Sou par bouteille »
La redevance du « Sou par bouteille » est instituée par Lettres patentes de Louis XV (qui n’a que cinq ans, au décès de Louis XIV le 1er septembre 1715). Elles sont signées par le Régent le 23 mars 1716. Le concessionnaire des eaux (l’État ou un « privé ») doit payer une redevance (« Sou par bouteille » = 18 deniers pour trois chopines) aux Hospices civils de Vichy, pour chaque bouteille puisée dans les fontaines de Vichy et expédiée à l’extérieur. Cette redevance compense à l’origine la donation d’une maison de l’ex-intendant Fouet appartenant à l’hôpital et la prise en charge des pauvres de la commune par l’hôpital (appelé alors hospice et très longtemps « les hospices de Vichy »). C’est une initiative de la duchesse de la Guiche (née Marie-Christine de Noailles) qui deviendra duchesse de Gramont en 1724 lorsque on mari Antoine de Gramont sera fait maréchal de France. Cette bienfaitrice (1671-1748) sera remerciée en 1937 par le nom de l’avenue de Gramont donné à la voie vers Cusset menant à l’hôpital. Cette redevance va être à l’origine d’un gigantesque procès, dit du « Sou par bouteille », qui va durer plus de soixante ans entre l’hôpital et la Compagnie fermière. Le jaillissement en 1857 de la « source de la Grotte » aux Célestins provoque le 8 mars 1872 le début du procès intenté par l’hôpital réclamant le sou (dû uniquement sur les sources existantes en 1716, aux dires de la Compagnie fermière) sur la nouvelle source. Le procès rebondit en juillet 1897 après le captage en septembre 1896 d’une nouvelle source aux Célestins. L’avocat Raymond Poincaré, futur président de la République, vient défendre les intérêts de l’hôpital les 18, 19 et 20 décembre 1901 devant le tribunal de Cusset. À la veille de la guerre de 1940, le procès n’était toujours pas réglé malgré de multiples propositions de transaction… |
| 1753 (mars) | Louis XV (43 ans) fait une cure de Vichy… à Versailles où il boit de l’eau de Vichy… en bouteilles, prouvant déjà la notoriété de l’eau de Vichy. |
| 1753 | L’hôpital civil (le second) est ouvert en remplacement de celui de 1696 (correspondant à l’ex-hôtel de Grignan), pour offrir plus de lits et se mettre à l’abri (position plus haute) des inondations provoquées par les crues de l’Allier.
L’hôpital civil ouvre au quartier des Boulets (alors place Rosalie), sur un terrain cédé contre une rente par l’abbé Pierre Delarbre, curé de l’église Saint-Christophe. L’Hôpital est achevé le 20 septembre 1755, puis il sera constamment agrandi. Un cimetière, créé le 16 juin 1789 à la place de jardins (site de l’actuel kiosque de presse), sera fermé par arrêté préfectoral du 6 février 1842. Une chapelle Rosalie est également construite à côté de ce nouvel Hôpital. Cet hôpital, complété par des bains en 1781 (rénovés en 1818) et agrandi en 1848, sera déplacé en 1887 à la Croix des renards (emplacement d’aujourd’hui, boulevard Denière : Guillaume Deninger dit Denière, beau-frère d’Arthur Callou, fut président de la Compagnie fermière de 1873 à 1894), en raison de sa trop grande proximité avec le nouveau Casino fréquenté par les personnes aisées. Les bâtiments de l’hôpital de la place Rosalie sont détruits en 1892-1893. |
| 1755 (1er novembre) | Une source émerge spontanément à Creuzier-le-Vieux, commune jouxtant Vichy, le jour du tremblement de terre de Lisbonne (60.000 morts), le samedi matin 1er novembre 1755. Elle fut baptisée de ce fait « Source de Lisbonne », mais ne sera jamais exploitée. |
| 1777 (8 janvier) | Le couvent des Célestins (il n’y eu jamais plus d’une vingtaine de religieux) est supprimé par une bulle du pape Pie VI, confirmée le 10 avril 1778 par le Parlement. Il n’est pas pardonné aux moines d’avoir refusé en 1774 de livrer un assassin : celui-ci s’y était réfugié après son crime et revendiquait le droit d’asile. Les biens et revenus du monastère reviennent au diocèse de Clermont. Les bâtiments seront détruits en 1794 (à l’exception de quelques bâtiments rasés au début du XIXe siècle à l’exception d’un pignon toujours existant, rénové même en 2009) et utilisés en pierres par une carrière exploitée jusque vers 1845 ! |
| 1785 (2 février) | Dernière inhumation (Gravier, prieur des Célestins) dans l’église Saint-Blaise. En 1786, un édit de Louis XVI interdit les inhumations dans les églises. |
| 1785 (1° juin-2 août) | Mesdames Adélaïde et Victoire à Vichy
Adélaïde et Victoire, deux des huit filles de Louis XV et donc tantes de Louis XVI, sont à Vichy pendant les deux mois entiers de juin et juillet (du 1er juin au 2 août 1785) pour la cure de Victoire. Elles logent au couvent des Capucins, avec une suite de 260 personnes et de 60 chevaux ! Elles recevront la visite, du 21 au 27 juin, de leur neveu : le comte de Provence, futur Louis XVIII. Parties sans payer, elles ne reviendront jamais à Vichy. La Révolution les en empêcha. Et la République dut payer la « royale facture » ! |
| 1787 | La Maison du Roy est restaurée et agrandie d’une galerie (architecte Janson), à la demande de Mesdames, qui avaient trouvé le confort insuffisant en juin 1785. |
| 1790 (2 février) | Le 1er maire élu de Vichy est François-Claude Chocheprat, jusqu’au 13 novembre 1791. Vichy n’est encore qu’une humble bourgade de 1.075 habitants. Gilbert Chocheprat, fils de François-Claude, sera également maire de mars 1805 (à 36 ans) à juin 1809. |
| 1790 (mars) | Le département de l’Allier est créé dans les limites de l’ancienne province du Bourbonnais. La loi du 10 août 1971 mettra en place les Conseils généraux. |
| 1793 (décembre) | Les révolutionnaires pillent l’église Saint-Blaise et brûlent le mobilier sur la place à l’extérieur. La tête de la Vierge noire est sauvée par l’enfant Claude Baffier (11 ans). Remise à des dames pieuses, la statue fera sa réapparition à la procession de 1803. |
| 1794 (16 janvier) | Les révolutionnaires décident la destruction de l’église Saint-Christophe située au Moutier (emplacement actuels bains Callou). La démolition est réalisée par l’entreprise Léonard Ferrand qui se paye en revendant les pierres.
Saint-Blaise devient l’église paroissiale de Vichy. Elle récupère la tête de la Vierge noire, sauvée de la Révolution, objet vénéré des processions traditionnelles du 15 août. |
| 1794 (4 mai) | Nicolas Giraud, curé de l’église Saint-Blaise et frère de l’Intentant des eaux, est mort en déportation sur un navire de Rochefort. Son vicaire Alexandre Moutet, également arrêté, meurt aussi en déportation le 27 septembre à l’île Madame. Une plaque rappelle « Souvenez-vous » ces faits dramatiques dans la vieille église Saint-Blaise de Vichy.
Sur les 829 prêtres catholiques réfractaires (refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé pendant la Révolution française) qui ont été regroupés et internés sur les pontons de Rochefort (navires négriers), en vue d’être déportés vers les bagnes de Guyane, 274 survivront soit 555 décès (2/3 morts : dont 254 ensevelis sur l’île Madame). Sur les 74 prêtres du département de l’Allier (3 convois de déportés depuis Moulins), 14 seulement reviendront, soit 62 morts (84 %) ! Le pape Jean-Paul II a béatifié 64 (dont 13 de l’Allier) des prêtres déportés à Rochefort le 1er octobre 1995.
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| 1794 (juin) | C’est la terreur : Antoine Giraud, le dernier intendant des eaux de Vichy, est guillotiné, un mois après le décès de son frère, l’abbé Nicolas Giraud, curé de Vichy. |
| 1799 (9 août)
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Letizia Bonaparte en cure à Vichy
La mère du futur Napoléon Ier (Madame mère, née en 1750, a alors 49 ans) arrive à Vichy, avec son fils Louis, 20 ans, chef d’escadron au 5e dragon, futur père de Napoléon III en 1808. Napoléon est alors général, en Égypte depuis 15 mois. Logée à l’hôtel Georgeon, elle sera témoin à l’état civil de la naissance, le 4 septembre, de la fille Georgeon, prénommée Laetitia Madeleine. Cet hôtel Georgeon, face à l’établissement thermal, sera ensuite dénommé Bonnet, puis Chaloin (gendre Bonnet). Le site deviendra enfin l’hôtel Richelieu, puis l’hôtel Régina (fermé en octobre 2000). Letizia quittera Vichy le 28 septembre 1799, après presque deux mois de cure, enchantée par l’efficacité des soins et l’agréabilité de la région. Un mois et demi après son départ, c’est le coup d’État de Brumaire (9 et 10 novembre 1799) qui fait du général Bonaparte (parti d’Égypte le 23 août) un « Premier consul ». |
| 1801 (23 janvier) | Le docteur Auguste Lucas est nommé Inspecteur des eaux à Vichy où il régnera 32 ans. Il fait acheter dès 1802 par l’État la source qui portera son nom. Fils d’un notaire de Gannat, Lucas sera anobli et nommé maire de Vichy de mai 1822 à décembre 1831. Il décède le 18 mai 1833. |
| 1801 (11 novembre) | Le Chastel-Franc (maison du Bailliage) est mairie de Vichy, jusqu’au 11 novembre 1822. Elle sera rachetée par la famille Gravier du Monsseaux (Charles Gravier : 1827-1928). |
| 1812 (20 juin) | Se rendant à Moscou avec sa Grande armée de 600.000 hommes, Napoléon Ier signe le décret de Gumbinnen (bourgade de Prusse orientale, aujourd’hui Goussev dans l’enclave russe Oblast de Kaliningrad) prévoyant la création et l’aménagement de l’actuel Parc des Sources. Le texte prévoit le rachat de « deux masures » et un crédit de 90.000 Francs.
Le terrain avait été acheté par l’État en 1808, avec l’hôtel Georgeon. Le parc sera aménagé avec un bassin d’eau circulaire qui sera supprimé en 1865 lors de la construction du Casino. Le ruisseau des Rozières qui le traversait (entre les rues Sornin et Prunelle) sera recouvert en 1843. Ce parc sera ensuite appelé « Grand parc », puis « Vieux parc » ou « Ancien parc » après celui la création des parcs d’Allier par Napoléon III en 1862. En 2000, le parc des Sources appartient toujours à l’État. Très mal entretenu, il ne peut être rénové par la mairie de Vichy puisque la gestion est confiée par convention à la Compagnie fermière. Il est en 2013 au centre des négociations entre la ville de Vichy et l’État qui souhaite céder tout le patrimoine thermal lui appartenant. |
| 1814 | Première cure (à la « Maison du Roi ») de la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI. Marie-Thérèse, prisonnière au temple avec son frère Louis XVII, avait épousé en 1799 son cousin : le duc d’Angoulême (fils du futur Charles X). Madame royale fera cinq autres cures à Vichy : en 1816, 1818, 1821, 1826 et 1830. |
| 1815 (22 juillet) | Après Waterloo, un détachement de l’armée allemande occupe Vichy trois mois. L’armée du prince Adam de Wurtemberg ne quittera la ville que le 24 octobre 1815. |
| 1816 | La duchesse de Mouchy (Nathalie de Noailles) finance la « Place de l’hôpital ». La fontaine s’appelle Rosalie, du prénom de sa mère, marquise Rosalie de Laborde. |
| 1818 | Les Bains de l’hôpital, dépendant de l’hôpital civil, sont construits place Rosalie par l’architecte Roze-Beauvais, pour fournir aussi des soins thermaux aux « indigents ». Ils seront utilisés jusqu’à leur remplacement en 1874 par un nouvel établissement thermal de l’hôpital. |
| 1821 (11 juin) | La duchesse d’Angoulême pose la 1re pierre du nouvel Établissement thermal, pour remplacer, à l’emplacement de l’actuel hall des sources, la Maison du Roi de 1630. |
| 1822 (11 novembre) | La Mairie est déplacée du Chastel Franc au 1, rue de la Source de l’hôpital. |
| 1823 | Le diocèse de Moulins est créée, par détachement de Clermont, pour couvrir le département de l’Allier. Son premier évêque est Antoine de Pons. Mais c’est son successeur, Mgr Pierre de Dreux-Brézé (1850-1893) qui marquera la fin du siècle. |
| 1828 (15 août)
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Un nouvel Établissement thermal, dit « de la duchesse d’Angoulême », est ouvert
Il ouvre après 8 ans de travaux : 1re pierre posée le 11 juin 1821 par la Duchesse. Grand bâtiment (76 x 57 m) à arcades avec un étage, par Hugues Rose-Beauvais et François Agnéty (architecte de la mairie et du grand séminaire de Moulins). C’est dans cet établissement que Napoléon III fera ses cures de 1861 à 1864. Il sera démoli en 1902 pour le Grand établissement thermal (actuel Centre des Dômes). |
| 1830 (juillet) | Louis-Philippe instaure la Monarchie de Juillet. Le roi ne s’intéressera pas à Vichy, même si sa sœur, Adélaïde d’Orléans, acquiert le château voisin de Randan. Ces 18 années seront marquées par le forage de nombreuses sources à Vichy. La duchesse d’Angoulême est surprise à Vichy par la révolution des 27-29 juillet. |
| 1833 (11 mars) | Ouverture d’un pont entre Bellerive et Vichy (face à pavillon Sévigné, soit légèrement en retrait de l’actuel pont 1870-1932). Ce pont à péage (concessionnaire Aubineau-Caron négociant à Paris, pour une durée de 90 ans) a été construit par l’entreprise Bogros, avec les architectes De Verger et Bayard de la Vingtrie.
Le précédent pont avait été emporté par une crue de 1669, c’est-à-dire que le passage entre les deux villes s’était fait par bacs pendant un siècle et demi (1669-1832). Ce pont de 1833 n’a tenu que deux ans, endommagé par une grande crue en 1835. Il est reconstruit en 1838 : c’est celui dont Napoléon III supprimera le péage en 1861. |
| 1833 (1er mai) | Les frères Brosson de Volvic, l’aîné François (le vrai patron, décédé en 1845) et Michel, obtiennent la ferme (exploitation) des eaux, grâce à l’appui de Thiers et du ministre du commerce Laurent Cunin-Gridaine. Ils forent, créent un embouteillage et une pastillerie, font une énorme publicité.Ils doivent affronter l’hostile médecin-inspecteur Prunelle, nommé à leur arrivée. Cette 1° expérience de concession dure 9 ans, non renouvelée fin 1841 (régie directe). |
| 1833 | Lancement des Pastilles de Vichy, ovales (à forme octogonale qu’à partir de 1856), par les frères Brosson, selon la formule du chimiste Joseph d’Arcet (datant de 1825). |
| 1833 (27 juin)
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Le prestigieux docteur Prunelle arrive à Vichy, nommé à 56 ans médecin-inspecteur en remplacement du baron Lucas, décédé le 18 mai 1833.
Il est préféré à Charles Petit, l’adjoint de Lucas, qui vient de lancer la saison sous le nouveau régime de la ferme. Prunelle est ancien professeur de faculté à Montpellier, député de La Tour du Pin et maire de Lyon. Il contrôlera durement la station pendant 20 ans, les 9 premières sous la ferme des frères BROSSON et les 11 dernières sous la régie directe de l’État. |
| 1835 | La mairie de Vichy est déplacée rue d’Allier, à l’emplacement de l’actuel hôtel Grignan. Elle y restera 30 ans jusqu’au 12 novembre 1865 pour la mairie édifiée par Napoléon III place du Fatitot. |
| 1838 (8 septembre) | Réouverture à la circulation du pont à péage entre Vichy et Vesse (qui ne deviendra Bellerive qu’en 1903). C’est le pont de 1833 reconstruit après la forte crue du 7 mai 1835. Il avait été édifié deux ans auparavant et ouvert le 11 mars 1833 par le concessionnaire Aubineau. Il comportait deux parties : un pont en charpente de Vichy (rive droite de l’Allier) à l’île centrale, un pont suspendu de cette l’île centrale à Bellerive (rive gauche). C’est ce pont dont Napoléon III supprimera le péage en 1861, pour faciliter les communications. |
| 1842 (1er janvier) | Retour à la régie directe de l’État pour l’exploitation du domaine thermal, par refus du tout-puissant docteur Prunelle de renouveler la convention (de mai 1833) aux frères Brosson qu’il accuse de s’être trop enrichis. Prunelle dirige avec poigne la régie d’État pendant 11 ans jusqu’à la saison 1852. Ses conflits avec tout son entourage décide l’État, peu soucieux d’investir, à revenir à la concession en 1953. |
| 1842 (13 février) | Le cimetière des Sœurs de l’Hôpital, ouvert le 16 juin 1789, n’est plus autorisé à recevoir les dépouilles des religieuses. D’environ 150 m², il est détruit (cercueils transférés au Moutier) lors de la création de la rue Rouher en 1961. Son emplacement correspond aujourd’hui au kiosque à journaux de la rue du Casino, à côté du manège d’enfants et face à la résidence de l’Astoria. |
| 1843 | Un décret autorise les médecins ordinaires à prescrire des cures, privilège réservé jusque là au seuls médecins inspecteurs des eaux. |
| 1843 | Un grand pavillon d’accueil des curistes est construit à la Source des Célestins qui n’a été découverte qu’au XVIe siècle. Il sera remplacé en 1908 par l’actuel pavillon. |
| 1844 | La source Lardy (Henry Lardy est avoué à Cusset) émerge dans l’Enclos des Célestins. Un kiosque-buvette est construit en 1850, puis un établissement de soins en 1860. Madame Lardy, veuve en 1854, et son gendre Mosnier gèrent l’affaire jusqu’à sa revente en 1876 à la Compagnie fermière qui la rétrocède 5 ans plus tard. Elle sera à son apogée entre 1900 et 1910 avec la Société générale qui construit le pavillon actuel. |
| 1844 (31 janvier) | Jaillissement de la Source intermittente de Bellerive, forée à 110 mètres sous terre par les frères Brosson (Michel et François) dans le champ dit du Présalé. L’eau sort à 297. |
| 1844 (13 avril) | La Cour de cassation reconnaît aux frères Brosson, éconduits de la ferme, le droit d’exploiter la source du Parc qu’ils viennent de faire jaillir dans leur propriété personnelle. Elle est située à l’emplacement de ce qui deviendra le chalet de la Compagnie fermière. Prunelle tentera en vain des actions visant à interdire la source du parc au motif qu’elle entraînait une diminution de débit des sources thermales voisines. |
| 1844 (mai) | Isaac Strauss (1806-1888) quitte Aix-les-Bains pour diriger les bals de Vichy, sur recommandation de Thiers et de Laurent Cunin-Gridaine, ministre du commerce de Louis-Philippe. |
| 1845 (14 juillet) | Inauguration de La Rotonde, créée par l’architecte Charles-Edouard ISABELLE au centre de l’établissement thermal de la duchesse d’Angoulême. Elle devient le temple des bals et des concerts, dirigés par Isaac Strauss (arrivé en 1844), jusqu’à l’ouverture du Casino de Napoléon III en 1865. |
| 1847 (1er juillet) | Ouverture de l’hôpital militaire dans l’ancien hôtel Cornil, édifié en 1827.
Le premier médecin-chef est François Barthez, auteur de nombreux guides pratiques. |
| 1848 | Création du premier corps de sapeurs-pompiers à Vichy qui sera professionnalisé dès 1877. La caserne construite en 1936 face à la mairie, a été remplacée, soixante ans plus tard en 1996, par celle de Vichy-Rhue.
Le service est intervenu efficacement dans plusieurs grands incendies à Vichy : Galeries parisiennes le 12 août 1911, explosion à l’usine Montpertuis de la Manurhin le 4 octobre 1951 (2 morts), toiture de l’Opéra du Grand Casino en 1986, grand magasin Le Capitole en 1998, immeuble Palm Beach le mardi matin 1er février 2011. |
| 1848 (février) | La porte de France est la dernière ancienne porte d’accès au Vieux Vichy démolie. |






